Berger allemand : la myélopathie dégénérative (SOD1) et l'équipement de mobilité
Un Berger allemand âgé qui traîne les ongles arrière sur le sol, croise les pattes ou peine à se relever ne souffre pas forcément de « vieilles hanches » : ces signes évoquent une maladie neurologique dégénérative bien documentée, dont la cause génétique est aujourd'hui identifiée. Tous nos repères santé sont réunis dans la rubrique hygiène et soins du chien.
Ce que montre l'étude de référence
Awano et ses collègues ont publié en 2009, dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, une analyse d'association sur l'ensemble du génome qui a révélé une mutation du gène SOD1 responsable de la myélopathie dégénérative canine, une maladie qui ressemble à la sclérose latérale amyotrophique humaine (étude sur Google Scholar). Les auteurs décrivent une atteinte progressive des voies nerveuses de la moelle épinière, débutant vers huit ans ou plus par une faiblesse et une perte de coordination des membres postérieurs, sans douleur au départ. La mutation, retrouvée dans plusieurs races dont le Berger allemand, se transmet de façon récessive : un test ADN permet aujourd'hui de distinguer les chiens sains, porteurs et à risque.
Accompagner un chien qui perd ses postérieurs
- Un harnais de soutien à poignée, pour aider le chien à se lever et à monter en voiture sans forcer sur l'arrière-train.
- Des tapis antidérapants sur les sols lisses, la perte de coordination rendant le carrelage particulièrement piégeux.
- Des bottines de protection, quand le chien use ses ongles ou le dessus des pattes en raclant le sol.
Pour faciliter les déplacements à la maison, notre guide sur la rampe d'escalier pour chien et celui sur l'équipement quotidien du chien senior réunissent l'essentiel. Un maintien de la masse musculaire passe aussi par l'alimentation : voir nos compléments oméga-3 et glucosamine. Retrouvez la fiche complète de la race sur la page Berger allemand.
Questions fréquentes
Un chien testé « à risque » développera-t-il forcément la maladie ?
Non : le génotype à risque est nécessaire mais tous les chiens qui le portent ne déclarent pas la maladie, d'où l'importance d'interpréter le test avec un vétérinaire.
La myélopathie dégénérative est-elle douloureuse ?
Elle est indolore à ses débuts, ce qui la distingue de l'arthrose ; c'est justement l'absence de douleur associée à la perte de coordination qui doit alerter.
Peut-on ralentir son évolution ?
Il n'existe pas de traitement curatif, mais l'activité physique adaptée et la physiothérapie aident à préserver la mobilité le plus longtemps possible.
Ce guide fait partie de l’univers Chien de Planète Pets. Nos conseils sont d’ordre général : pour toute question de santé, votre vétérinaire reste la seule référence.