Calopsitte : carence en vitamine A, signes et transition vers les extrudés

🦜 Oiseaux · 🍖 Alimentation · mis à jour le 27/08/2026

Perruche ondulée bleue perchée dans un intérieur

La calopsitte est l’un des rares perroquets sur lesquels la vitamine A a été étudiée directement, et les résultats sont utiles au quotidien. Une étude d’Elizabeth Koutsos et Kirk Klasing, publiée en 2005 dans le Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, a suivi des poussins de calopsitte nourris avec des régimes contenant 0, 4 000 UI de vitamine A par kilo, ou du bêta-carotène : après cinq semaines, les poussins privés de vitamine A présentaient un plumage de mauvaise qualité, une dermatite de la face et un poids inférieur (étude sur Google Scholar). Or les graines, base de l’alimentation de la plupart des calopsittes domestiques, sont très pauvres en vitamine A — la fiche de la calopsitte rappelle ses besoins généraux.

Les signes qui doivent alerter

La carence s’installe lentement et se manifeste d’abord sur les muqueuses. Les signaux les plus courants : des plaques blanchâtres dans la bouche ou autour des narines, des éternuements et un jetage nasal récurrents, une respiration bruyante, un plumage terne qui se refait mal après la mue, et des pattes dont la peau s’épaissit. Chez les femelles pondeuses, elle contribue aussi aux difficultés de ponte. Aucun de ces signes n’est spécifique : ils justifient une consultation aviaire, pas une automédication.

Ne pas remplacer une carence par un excès

C’est le piège de la correction hâtive. Une autre étude de l’équipe de Koutsos, publiée en 2003 dans The Journal of Nutrition, a comparé chez la calopsitte adulte des régimes déficients et des régimes excédentaires en vitamine A : les oiseaux se sont révélés plus sensibles à l’excès qu’au déficit, avec des effets mesurables sur le comportement alimentaire et la santé (étude sur Google Scholar). Conséquence directe : les gouttes de vitamines versées dans l’eau de boisson, très répandues, sont une mauvaise idée — dose incontrôlable, dégradation rapide, prolifération bactérienne. Le sujet est développé dans notre article sur les gouttes de vitamines dans l’eau de boisson.

La bonne réponse : les légumes et les extrudés

Le bêta-carotène des végétaux est converti par l’oiseau selon ses besoins, ce qui rend le surdosage très improbable par cette voie. Proposez chaque jour une petite portion de légumes orange et de feuilles vert foncé — carotte râpée, patate douce cuite, poivron rouge, brocoli, mâche — coupés fin et retirés après quelques heures. En parallèle, une alimentation extrudée de qualité couvre les besoins de façon stable, ce qui reste la solution la plus fiable sur le long terme.

Réussir la transition

Une calopsitte habituée aux graines refuse souvent les extrudés pendant des semaines. La méthode qui fonctionne : mélanger d’abord une petite proportion d’extrudés aux graines, augmenter très progressivement sur quatre à six semaines, servir les extrudés en premier le matin quand l’appétit est maximal, et surveiller le poids chaque semaine à la balance de cuisine. Un oiseau qui perd du poids doit revenir en arrière immédiatement. Le détail des rations et des équilibres figure dans notre guide alimentation de la calopsitte : graines, extrudés et fruits, et les autres repères dans la rubrique alimentation des oiseaux.

Questions fréquentes

Un mélange de graines « enrichi en vitamines » suffit-il ?

Rarement : les vitamines sont souvent déposées sur des coques que l’oiseau décortique et jette. C’est la graine elle-même que la calopsitte consomme, pas l’enrobage.

Combien de temps met une transition vers les extrudés ?

Comptez quatre à six semaines pour un oiseau adulte, parfois plus. Une transition brutale expose à un refus alimentaire dangereux chez un oiseau de cette taille.

La carotte crue est-elle suffisante ?

C’est une bonne source de bêta-carotène, mais la variété compte davantage qu’un aliment unique. Alternez légumes orange et feuilles vert foncé.

Ce guide fait partie de l’univers Oiseaux de Planète Pets. Nos conseils sont d’ordre général : pour toute question de santé, votre vétérinaire reste la seule référence.

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