Coryza du lapin (pasteurellose) : symptômes, contagion et prévention

🐇 Lapin · 🧴 Hygiène & soins · mis à jour le 27/08/2026

Jeune lapin fauve allongé au bord de l’herbe

Le terme « coryza » désigne chez le lapin une infection respiratoire chronique le plus souvent liée à la bactérie Pasteurella multocida, un germe extrêmement répandu dans l’espèce. Beaucoup de propriétaires découvrent son existence au premier éternuement suspect, sans savoir qu’un lapin porteur sain peut héberger la bactérie toute sa vie sans jamais développer de symptôme visible. Tous nos guides santé sont réunis dans la rubrique hygiène et soins du lapin.

Ce que montre la recherche sur cette bactérie

Une étude de DiGiacomo, Xu, Allen, Baker et Hinton, publiée en 1991 dans la revue Laboratory Animal Science sur la transmission naturelle de Pasteurella multocida chez le lapin, a montré que la bactérie se transmet très efficacement par contact direct entre individus, y compris depuis des reproducteurs sans aucun signe clinique apparent (étude sur Google Scholar). Ce travail explique pourquoi un lapin peut développer un premier épisode de coryza plusieurs années après son adoption, sans exposition récente identifiable.

Les signes qui doivent alerter

Éternuements répétés, écoulement nasal clair puis purulent, pattes avant tachées à force de se frotter le nez, yeux larmoyants ou collés, et parfois inclinaison de la tête en cas d’atteinte de l’oreille interne constituent les signaux les plus fréquents. Une respiration bruyante ou un sifflement doit accélérer la consultation, car l’infection peut descendre vers les voies respiratoires profondes.

Pourquoi les rechutes sont fréquentes

Le stress, un changement brutal de température, une litière poussiéreuse ou un air ambiant chargé en ammoniac réactivent souvent une infection restée latente. Un enclos correctement ventilé, comme décrit dans notre article sur la taille d’enclos ou de cage pour un lapin, réduit sensiblement la fréquence des poussées chez les sujets prédisposés.

Prise en charge vétérinaire

Aucun traitement n’élimine totalement la bactérie une fois l’infection installée, mais une antibiothérapie ciblée, prescrite par un vétérinaire NAC après examen, limite l’intensité des symptômes et prévient les complications les plus graves comme l’abcès dentaire ou l’otite profonde. Certains antibiotiques couramment utilisés chez d’autres espèces sont d’ailleurs formellement contre-indiqués chez le lapin, un point détaillé dans notre guide des antibiotiques dangereux pour le lapin.

Limiter la contagion entre lapins

Un lapin symptomatique doit être isolé temporairement des autres lapins du foyer, ses gamelles et jouets désinfectés séparément, et toute nouvelle acquisition idéalement mise en quarantaine de deux à trois semaines avant contact direct. Cette précaution simple évite bien des épidémies de coryza dans les foyers multi-lapins.

Questions fréquentes

Un lapin porteur sain est-il dangereux pour les autres ?

Oui, il peut transmettre la bactérie sans présenter lui-même de symptôme, ce qui rend la prévention par quarantaine particulièrement utile lors de toute nouvelle adoption.

Le coryza est-il transmissible à l’humain ?

Non, Pasteurella multocida chez le lapin ne présente pas de risque de contamination significatif pour l’humain en conditions normales de contact.

Un seul épisode signifie-t-il une maladie à vie ?

Souvent oui : une fois la bactérie installée, l’objectif du suivi vétérinaire est de limiter les rechutes plutôt que de viser une éradication totale. Retrouvez tous nos guides sur le hub lapin.

Ce guide fait partie de l’univers Lapin de Planète Pets. Nos conseils sont d’ordre général : pour toute question de santé, votre vétérinaire reste la seule référence.

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